The Grand Astoria à La Scène Michelet : révision des classiques

The Grand Astoria est venu fêter ses dix ans à La Scène Michelet. Sur leur tournée anniversaire, les mecs ont croisé Teeth of the Sea à Nantes. Tous les éléments étaient là pour passer un bonne soirée prog à souhait pour les intello-sauvages de la salle.

Les trois Londoniens de Teeth of the Sea ouvrent le bal avec leur style expérimental. Sur scène, un guitariste, un dj mao (musique assistée par ordinateur, pas de politique ici!) et un bassiste/trompettiste. Leur son est sursaturé, très éléctro et leur style indescriptible est bien marqué. Pour se faire une idée, leur liste d’influences est longue comme le bras et en résumé, ils font un mélange de Kraftwerk avec la puissance de Tool. Par-dessus ça, ils rajoutent une trompette classique, de quoi faire un bon acid trip (ou tripette pour les intimes) grâce à un coté trap allemande (ou trapette…). Le public est hypnotisé par ces rythmes répétitifs et entraînants. Ils gardent un coté rock grâce au guitariste et certains morceaux rappellent Atom for Peace, d’autres Archive ou Carpenter Brut. Il en ressort une impression de voyage entre la nouvelle vague electro pop de Beyrouth vers la techno parade berlinoise. Malgré ce style très particulier, on rentre facilement en immersion. Le son froid electro fait ressortir le coté chaud et organique du cuivre.

Après tant d’innovations, retour aux classiques avec The Grand Astoria. Le groupe russe vient pour la première fois à la Scène Michelet et avec eux, on part sur les acquis. Le groupe a installé une ambiance Desertfest pas piquée des hannetons avec son psyche barbare, les guitares sont puissantes et prennent des teintes qui vont du jazz au punk en passant par le psyche ou le heavy. Chaque titre dure minimum 20 min et dépeint un tableau d’ambiance imagée et inspirante. Ils commencent par un style Purple Rain de Prince et dérivent vite vers les débuts du prog rock à la Magma ou Rush qui restera l’inspiration principale de la soirée. Leur marque de fabrique, c’est une succession des styles sans perdre leur identité. Ils passent d’un blues jazzy qui rappelle Santana avec des guitares et un chant suave, à un heavy psyche brut de décoffrage. Ils partent d’une basse groovy accompagnée d’une guitare funk du style Get on Up de James Brown et la parsèment de quelques solos du style de Hendrix ou Brian May. Ils jouent le tout dans la même chanson et obtiennent la magie du prog à l’ancienne. Ils ont offert une belle démonstration du renouveau d’un style sous-représenté, qui a pourtant influencé les plus grands.

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