Disturbed au Palladium : qualité et beaucoup de blabla

Avant leur passage attendu au Graspop, Disturbed nous donnait rendez-vous au Palladium de Cologne pour son grand retour sur la scène européenne. Un concert solide et pourtant mitigé.

Qu’attendre du retour de Disturbed sur les planches européennes ? Sans doute un public survolté qui chante à tue-tête. Ce lundi soir, à Cologne, on n’a pourtant rien eu de tout ça. Là ou Skindred, en digne première partie, déliait quelques jambes, les Chicagoans ont peiné à embraser la foule. Faute à un public trop statique ou à un concert trop décousu ? On pencherait plutôt pour la deuxième solution.

Avec un visuel pourtant très travaillé, retraçant l’histoire et l’évolution (d’ailleurs titre du dernier album et, a fortiori, de la tournée) de ce groupe bientôt élevé au rang de légende, de ses multiples rencontres professionnelles et de ses concerts , David Draiman et sa clique se sont plutôt illustrés dans leurs paroles plus que dans leurs chansons. Homme de conviction, le frontman nous transmet un poignant message de paix et de travail sur soi. Dépression, suicide, colère… les thèmes ne sont pas très joyeux mais parviennent à arracher une petite larme. A reason to fight et Hold on to memories , deux des titres les plus poignants de l’opus Evolution, ponctués par The sound of silence, finissent d’enfoncer le clou. Mais cela ne suffit pas. Trop millimétrés, trop statiques, la sauce ne prend pas au moment d’entamer le live. Si Indestructible a laissé un soubresaut d’espoir, le calme presque trop plat de Down with the sickness a terminé de nous convaincre. Le temps de parole a largement effacé la musique elle-même. Des solos de guitare, de basse et de batterie trop longs. Des monologues redondants. Un « encore » qui démarre sur une tirade longue de 10 minutes.

On se soulagera par la qualité de la voix du chanteur. Restée intacte avec le temps et toujours aussi symptomatique. Des musiciens qui donnent leur tripe quand il le faut. Un message toujours aussi fort. Pas un geste de travers. Un tout bien orchestré. Voire un peu trop. On regrettera un petit manque de folie. Et un peu trop de blabla.

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