Glen Hansard au Cirque Royal : Bright Poet

Lundi soir, il y avait comme un vent irlandais au Cirque Royal. L’un des plus grands talents de sa génération, Glen Hansard, était là pour présenter son dernier disque : This Wild Willing ! Retour sur cette magnifique soirée.

C’est Joe Quartz qui ouvrira la soirée, un duo jazzy-pop moderne qui alterne chansons en anglais et en français ! Un set troublant d’une énergie folle.

Après vingt minutes d’intermède, Glen Hansard arrive sur scène avec ses neuf musiciens. Même avec un léger problème de micro, il ouvrira sur le torturé Fool’s Game. La mise en scène est feutrée comme si on se retrouvait autour d’un feu. Glen se donne à corps perdu avec cette voix qui se fait tantôt douce, tantôt plus viscérale. On parcourt son nouvel opus sans oublier ses anciennes compositions et ses différents groupes dont The Swell Season (When Your Mind’s Made Up, le sublime Falling Slowly) et The Frames avec l’immense Fitzcarraldo.

Son incroyable présence, ajoutée à la qualité musicale, donne la sensation d’être en présence spirituelle du cousin de Nick Cave ou du fils de Leonard Cohen. La présence de Javier Mas fera immédiatement penser à l’illustre Canadien car il fut son guitariste sur ses dernières tournées. Il apportera d’ailleurs sa touche méditerranéenne notamment sur Closing Door et prouvera que peu importe le nombre de cordes il parviendra à se transformer en guitar hero sur Didn’t He Ramble. Une vague de chair de poule se fera sentir lors de la version a cappella de Grace Behind The Pines. Le public sera d’un respect total et admiratif tout du long. Ce ne sera pas la dernière originalité, puisque Joe Quartz reviendra jouer une chanson permettant au main act de faire une pause. La fin se fait sentir mais pas l’ivresse musicale sur ce final savoureux : Good Life of Song & Song of Good Hope. Alors qu’on pensait en avoir fini, Glen Hansard and his band reviendront pour une version unplugged ou le public servira de chœur pour un Passing Throught du légendaire Pete Seeger.

Plus de deux heures d’un concert vraiment royal où se mêlent intensité, simplicité et puissance. C’est le cœur réchauffé et avec le sourire que nous quitterons la salle. Irish Spirit never die !

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