Gent Jazz Festival : The Last Goodbye of Joan Baez

Ce jeudi, le Gent Jazz Festival accueillait, pour son ultime tour de chant, l’immense Joan Baez ! On vous raconte tout de cette excellente journée.

Joan Baez n’était pas là seule tête d’affiche. En fin d’après-midi, c’est Geike, l’ancienne chanteuse d’Hooverphonic, qui ouvrait le bal dans ce bel écrin gantois. Accompagnée par un guitariste et un pianiste, elle nous a fait retrouver avec plaisir cette voix si passionnée et passionnante. L’occasion pour elle de nous faire entendre ses nouvelles chansons qui paraîtront en octobre comme Off Shore ou l’excellent Middle Of The Night. On traversera ensuite définitivement l’Atlantique, pour les Canadiens de Cowboys Junkies. Un set très solide avec de supers musiciens dont notamment le guitariste Michael Timmins qui donne encore plus de puissance vocale à sa sœur. On se délectera du nouveau et surtout de l’ancien notamment avec leur magnifique reprise de Sweet Jane du Velvet Underground. Nous n’aurons pas le même enthousiasme pour l’artiste suivante, Julia Holter. Cette artiste américaine passe par tout les styles de manière un peu trop déstructurée. Sans la connaître, nous n’avons pas été séduits comme pour les deux autres mais on ne peut pas enlever son originalité.

Après ces bonnes vibrations, place au concert que tout le monde attendait. Joan Baez fait son apparition à 22h30, sourire aux lèvres même si, avec beaucoup d’humour, elle précisera que c’est normalement une heure à laquelle elle dort déjà. Elle débutera seule à la guitare sur Don’t Think Twice It’s Alright de Dylan et Farewell Angelina. Elle sera ensuite rejointe par le multi-instrumentiste Dirk Powell et son fils Gabe aux percussions. Ce concert sera un véritable livre ouvert sur l’histoire de la chanson folk et traditionnelle américaine. Même si sa voix n’est plus aussi performante, l’émotion est incroyable et mis en valeur par des arrangements d’une magnifique simplicité comme elle le prouvera sur sa version de Suzanne de Leonard Cohen ou Joe Hill de Earl Robinson. Joan sera aidée par Grace Stumberg pour les chansons qui demandent d’aller dans les aigus dont le vibrant Diamonds & Rust. Elle n’a rien perdu de son militantisme : son aversion pour Trump et son mur avec le Deportees de Woody Guthrie, le cas Puigdemont en Belgique avec Another World et la cause des minorités avec No More Auction Block. Le public est conquis et lui offrira de nombreuses standing ovations et chantera avec bonheur sur Gracias a la vida et The Boxer de Simon & Garfunkel. Dink’s Song terminera avec émotion nonante minutes dans les étoiles.

Simple et d’une classe folle, Joan Baez a conclu la journée de la plus belle des façons près de cinquante ans après sa prestation à Woodstock. Comme le chantait Bob Dylan, elle sera toujours Forever Young !

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