Saez à Forest National : grandeur et abondance

Pour son unique date belge, Damien Saez faisait arrêt à Forest National ce 5 décembre. Si le choix de la salle laissait à désirer, nous n’étions pas au bout de nos surprises.

Il faut savoir que sur scène, Saez est réputé pour sa générosité scénique ; des sets de plus de 3h entre passages acoustiques et full band, de l’engagement, de la sincérité… bref, de l’humanité. Toutefois, le chanteur avait dû écourter son set quelques jours auparavant suite à un malaise causé par une bronchite. On était donc dans l’expectative pour cette soirée quant à sa forme mais le concert étant maintenu, on ne pouvait que faire confiance à l’artiste.

C’est sur le coup de 20h que se lance la soirée avec la projection d’une jeune fille évoquant Dieu, le sexe, les enfants avant que le rideau ne se lève et que se lance le splendide instrumental Thème Quais de Seine. Damien arrive alors seul sur scène et s’installe dans son fauteuil royal sous les ovations de la foule. Il saisit sa guitare, lance un « ça va ? » et commence à jouer L’Humaniste avant de passer à Tango, l’inévitable Putains vous m’aurez plus et Betty durant laquelle il sera rejoint par ses sept musiciens prêts à en découdre. S’ensuit alors une absence de presque cinq minutes de l’ensemble du groupe (Saez y compris). Petit frisson collectif dans l’arène. Ils reviendront ensuite pour une deuxième partie de soirée absolument folle avec un son d’une rare pureté pour la salle, il faut la préciser.

Les mecs vont se lancer dans un set purement rock’n’roll avec un Damien très en forme. Des p’tits sous, Pilule, Marianne, Fils de France ou encore Rue d’la soif sont autant de morceaux cultes et puissants qui vont s’enchaîner dans un Forest National à feu et à sang. Pas de doute, Saez est plus fort que sa bronchite et il était décidé à nous le prouver en ce jeudi soir. Pour le rappel, nous aurons eu droit à une magistrale interprétation XXL de J’veux qu’on baise sur ma tombe dont les choeurs seront repris d’une seule voix par le public et l’accordéon. Les musiciens quitteront alors la scène un par eux dans une mise en scène sobre et efficace.

On sait le Français adorateur des longs sets mais le couvre-feu bruxellois lui imposait d’arrêter au plus tard à 23h. C’est donc sur le coup de 22h20 que le concert s’est achevé. Les techniciens ont alors commencé à dégager la scène, à éteindre les consoles mais c’était sans compter sur un Damien friand d’un dernier rappel. Il s’est alors installé avec sa guitare, seul, et a interprété le frissonnant S’ils ont eu raison de nous avant de quitter, cette fois-ci, définitivement la scène après 2h30 de folie. Rares sont les artistes qui peuvent encore se vanter de telles performances, mêmes affaiblis. On aura passé une soirée mémorable avec cet artiste unique en son genre.

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