Conversations with Nick Cave au Bozar

Ce vendredi 31 janvier, on a eu l’immense privilège d’aller assister aux Conversations With Nick Cave dans la magnifique salle Henri Leboeuf au Bozar. Avant de repartir sur les routes avec les Bad Seeds pour le Ghosteen Tour, Nick Cave parcourt quelques villes européennes avec son piano et l’envie d’échanger avec son public. Récit d’une soirée particulière !

C’est, en effet, un exercice particulier auquel se donne Nick Cave depuis plus d’un an en jouant le jeu des questions-réponses en y intégrant évidemment un tour de chant de ses plus belles créations ! C’est d’ailleurs derrière son piano qu’il livrera les premières mesures de la soirée avec Papa Don’t Leave You, Henry et God Is In the House. On ferme déjà les yeux d’émotions avec cette voix à la fois rude, douce …. presque viscérale. Le moment d’échanges avec le public va durer près de deux heures et le crooner va se révéler simple, sincère et souvent très drôle. Il parlera sans détour de sujets très variés passant de la perte de son fils à beaucoup de religion, au Brexit, ou même à des artistes qui l’ont marqués dans sa jeunesse : Van Morrison, Elvis ou encore Leonard Cohen. Il nous livrera d’ailleurs une magnifique reprise d’Avalanche de ce dernier. Dans la partie musicale, il fera majoritairement la part belle aux Bad Seeds (Mercy Seat, Jubilee Street, The Ship Song, …) mais aussi à Grinderman (Palaces Of Montezuma) et même un Shivers remontant à son tout premier groupe, The Boys Next Door ! Au-delà de ces moments musicaux un peu hors du temps et d’une émotion intense, on a été un peu sur notre faim par la partie « interactive », ce qui est dû parfois à la pertinence des questions. On sera presque soulagé de revenir à un schéma concert plus classique dans les dernières minutes, ponctuées de standing ovation : Love Letters, le puissant Fifteen Feet of Pure White Snow en terminant avec l’émotion pure de Skeleton Tree !

En près de trois heures, Nick Cave nous a conviés à une expérience unique en son genre mais qui peut avoir ses faiblesses. Il n’en reste pas moins que le moment passé avec lui fut divin et cela nous rend encore plus impatients de le revoir fin avril au Sportpaleis d’Anvers !

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