Hollywood Undead crée son propre Empire

Trois ans après leur dernier album et quelques tournées européennes plus tard, Hollywood Undead revient ce vendredi avec une toute nouvelle création: New Empire Vol. 1 et s’enfonce dans un univers un peu plus métal que d’habitude.

Depuis sa création en 2005, le groupe californien Hollywood Undead nous a habitués à un subtil mélange de styles. Entre rap, rock, EDM et métal, le groupe a toujours su se démarquer et proposer un panel de chansons toutes bien différentes les unes des autres. Une manière de se dédouaner, peut-être quand on leur reproche de ne pas être « assez métal » ou de trop souvent friser avec une pop rock un peu trop facile. Le moins que l’on puisse dire, c’est que New Empire ne déroge pas à la règle. Rap décomplexé, riffs lourds, voix électronisée… La recette diffère à peine.

Et pourtant, Hollywood Undead vient de nous sortir son opus le plus heavy depuis Notes From the Underground en 2013. L’album démarre sur les chapeaux de roue avec Time Bomb, sortie il y a quelques mois et qui annonçait déjà la couleur. Confirmée d’ailleurs sur Heart of a champion, très puissante dans ses paroles (I’ll leave a rose on your grave, It’s the dove and grenade)  mais surtout très rock dans sa composition. Already Dead ne faillira pas à la règle.

C’est avec Empire que l’on retrouve ces mélanges de genre auxquels les Américains nous ont habitués. A la fois catchy et rude, elle résume à elle seule la diversité des membres du groupe, entre rap US assumé, électronique à foison et rock traditionnel. Notion qui atteindra son paroxysme avec Killin It, qui démarre sur les premières paroles de Funny Man (You motherfuckers better stay woke, woke – And you know I go straight for the throat) et un fond sonore parfaitement dubstep qui confère au groupe un côté très actuel susceptible d’agrandir sa fanbase. Difficile de leur en vouloir: c’est ce qui fait d’Hollywood Undead le groupe qu’il est devenu aujourd’hui. Un groupe où les cinq membres ont leur mot à dire, et où les influences se mêlent en un tout relativement convaincant.

Enemy et Upside Down ne démontreront pas autre chose. L’une et l’autre embrayent sur des riffs particulièrement heavy et enfoncent un peu plus la dureté de cet album, qui dénote complètement avec le précédent, Five. Malgré tout, c’est une véritable identité multi-genres qui se dessine une fois encore.

Une collaboration avec Benji Madden de Good Charlotte et une chanson plutôt épinglée ballade rap plus tard, New Empire se termine et nous laisse une agréable impression, à la fois de déjà-vu et de nouveautés. Si Hollywood Undead trouve le moyen de se renouveler et d’intégrer des sonorités actuelles, il n’en perd toutefois pas son essence et ce qui fait succès depuis près de 15 ans: l’harmonie des styles. Un pari risqué qui, finalement, continue de porter ses fruits.

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