L’Apocalypse selon Bury Tomorrow

L’année dernière, nous avions fait une découverte plus qu’intéressante dans la scène métalcore anglaise avec Bury Tomorrow. Et ça tombe bien, les mecs sont de retour avec l’album Cannibal. Chronique !

Formé en 2006, le groupe n’en est pourtant pas à ses débuts bien que nous les ayons découverts avec l’album Black Flame. Ce nouvel opus, Cannibal, est déjà leur huitième effort studio (six albums et deux EP’s). S’ouvrant sur l’incroyable Choke, portrait d’une impasse morale, le ton est rapidement donné et on comprend que l’on ne sortira pas indemne de cette écoute, surtout lorsqu’elle est suivie, dans la foulée, par l’imparable Cannibal peignant le portrait d’une humanité précipitée dans sa chute. C’est là d’ailleurs le message global que semble porter ce disque : un monde qui court à sa perte et dont nous ne pouvons que constater la destruction malgré les derniers efforts que l’Homme peut fournir. Nous courons à notre perte, Bury Tomorrow l’a compris et l’a parfaitement mis en musique. A cela se mêle une forme de mal-être qui se traduit notamment sur Better Below.

Ce disque, soyons clairs, c’est une claque. A l’heure où le monde souffre comme rarement ce fut le cas dans le passé, les Britanniques sortent quelque chose de fort et parfaitement travaillé. On retrouve ainsi la basse de David Wynter-Bates, les guitares de Kristan Dawson et Jason Cameron dans une précision folle et explosive soutenues par la batterie d’Adam Jackson qui martyrise véritablement ses fûts. A cela, venez rajouter les cerises sur le gâteau avec, au chant, Daniel WinterBates et, encore une fois, Jason Cameron qui viennent véritablement sublimer le tout de leurs voix hyper puissantes. Plus que jamais, ce Cannibal est une réussite collective et harmonieuse.

Haletant. Ereintant. Voilà comment qualifier en deux mots le dernier album de Bury Tomorrow. On écoute ce disque comme si nous étions dans une course contre la montre mais que l’on voudrait se répéter en boucle, comme pour nous prouver que nous avons de la réserve. Jusqu’à notre dernier souffle. Rien ne peut nous arrêter, pas même l’apocalypse. Un album cinq étoiles, rien à redire.

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