The Jungle Shakers + John Mary Go Round en dernière danse

Ce samedi 24 octobre, la MCFA et les Ateliers Gerny de Humain accueillaient John Mary Go Round et The Jungle Shakers pour une soirée tout à fait particulière en ces temps tout à fait particuliers.

Rendez-vous était donc pris dans la petite salle de Humain pour une soirée placée sous le signe du blues/punk/rockabilly. Même si le lieu ne pouvait accueillir plus de 40 personnes, nous avons été plus qu’agréablement surpris de l’ambiance dégagée par cette audience réduite dans le contexte actuel.

Pour ouvrir le bal, nous avons eu droit au set de John Mary Go Round (aka Michel Brasseur) et à son blues sublimement exécuté. Bottlenecks, guitares homemade, chapeau vissé sur la tête et sur son 31, le chanteur guitariste a transporté le public dans son univers blues à l’ancienne qui, le temps d’un set, nous a emmenés dans un voyage dans le temps plus qu’agréable et qu’on aurait aimé revivre encore et encore des heures durant. Mention spéciale pour sa reprise hyper prenante de Sweet Dreams de Eurythmics qui, à la base selon le chanteur, ne devait pas faire partie de son set mais qui s’est invitée une fois lors d’un rappel et a séduit le public. Un grand moment !

Pic by Antoine Champion

Venaient ensuite Boo Lee et Mymy The Kid, les deux zikos de The Jungle Shakers. Pendant plus d’une heure et deux « rappels », les deux Français qui faisaient leur première scène depuis le mois de mars ont véritablement mis le feu aux hauteurs du village de Humain. Avec un set endiablé et rockabilly à souhait, les Jungle Shakers ont transporté le public dans leur univers. Contre-basse et guitare/batterie ont rythmé la soirée dans un élan de bonne humeur et de générosité qu’on attendait avec impatience. En plus d’exécuter le style avec efficacité et précision, les deux gaillards ont également teinté leur set avec un humour piquant et subtil à la fois, mêle lorsqu’ils en viennent à griller leur pédale d’effet. « Bon ben vous n’aurez pas la fin de celle-ci » dira le chanteur avant d’enchaîner directement avec la suite du set. Pros jusqu’au bout, le public les réclamera à deux reprises même s’ils lâcheront, en guise de vanne, « il ne nous reste plus que trois minutes avant de devoir payer 135€ aux flics français ».

On ne vous cache pas qu’on pense ici avoir vécu notre dernier concert de 2020 mais en toute honnêteté, si tel est le cas, l’année se termine d’une bien belle manière avec deux excellentes formations. Des soirées comme ça, on en veut encore et pour longtemps. La culture souffre, mais ce sont des artistes pareils qui continuent à nous donner de l’espoir !

Pic by Antoine Champion

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