Paul McCartney : la boucle est bouclée

Quarante ans. Oui, quarante ans ! C’est le temps qu’il aura fallu à Paul McCartney pour achever sa trilogie entamée en 1970 avec I et qu’il clôture aujourd’hui avec… III. Chronique !

Nous ne vous ferons pas l’affront de vous présenter Paul McCartney. A 78 ans, l’ancien Beatles et Wings publie en cette fin d’année son 18ème album solo. Particularité de ce nouveau disque, comme sur I et II, c’est le Britannique qui l’écrit, interprète et produit intégralement. Il n’y a donc pas que derrière sa légendaire basse violon Höfner que que l’on retrouve Macca mais bien sur l’ensemble des instruments que l’on peut entendre sur ce disque. Alors cette conclusion à la trilogie vaut-elle le coup ? Cet album poursuit-il les traces de l’excellent Egypt Station sorti en 2018 ? On vous donne notre réponse dans les prochaines lignes.

Une chose est sûre, Paul McCartney est brillant ! La production de cet album est juste sublime ; on entend les cordes de guitare grésiller sur le bord des frettes, la basse est parfaitement mixée bref, on retrouve toute une série de détails qui nous donneraient presque l’impression d’avoir l’oreille collée aux instruments. Mais ce qui frappe, c’est le côté intimiste voire personnel de cet album avec des morceaux acoustiques comme le doux The Kiss Of Venus qui nous chatouille les tympans mais surtout avec un ensemble de compositions sans fioriture. On sent que le chanteur s’est fait plaisir sur les onze morceaux qui ornent ce nouvel effort et qu’il a voulu faire ce qui lui plaisait un peu comme sur le groovy et mystérieux Deep Down. Et puis surtout, quel plaisir d’entendre ce timbre de voix qui, bien que vieillissant, nous transporte à travers les soixante dernières années, celles qu’il a si bien marquées de son empreinte, seul ou avec un certain groupe de Liverpool…

En conclusion, Paul McCartney arrive encore à nous surprendre en 2020, comme il a très souvent su le faire. C’est donc avec douceur et subtilité que se conclut cette trilogie qui aura pris 50 ans pour y mettre le point final. Notons qu’en plus de conclure ce triptyque, III se termine sur les mêmes notes de guitare que sur lesquelles il a commencé. La boucle est bouclée sur un double nœud.

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