Entre les mains d’Oslo Tropique

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On les suit depuis longtemps nos amis toulousains ! Après Un pavé dans l’écran et un premier EP éponyme tout aussi puissant, Oslo Tropique revient lancer son venin sur l’actualité avec Entre les mains des robots, un premier album coup de poing.

Si le groupe s’inspire des news, l’inspiration n’a pas dû manquer. Véritable défouloir, ce premier album s’ouvre en grandes pompes avec Nuits Verticales. Et ce qui frappe à l’oreille, c’est le son ! Les guitares sont tranchantes, la basse vient soutenir la voix éthérée de Christophe et on rentre direct dans l’univers torturé des musiciens.

Nous contant les nuits sans sommeils où nous ne pouvons nous éviter, Oslo Tropique frappe fort d’entrée de jeu et nous balance un rock français lourd qui n’a pas à rougir face à Pogo Car Crash Control et autres punks cérébrés. Dans un plus calme Non-Stop, nous ressentons très vite le mélange de poésie et de rock dont le groupe avait déjà la recette lors du premier EP. Néanmoins, l’instrumentale n’en est pas biaisée pour autant et on retrouve une vraie production, de niveau international, pour soutenir leurs textes engagés ! De l’angoisse de la ville (La jungle) au désir de pouvoir avec Par dessus-bord, les thèmes sont variés et nous ouvrent l’esprit dans ce monde grippé par le l’angoisse et le vice.

Nous retrouvons au milieu de cet album le single Les chaînes Info accompagné d’un clip inspiré par les récents évènements de nos voisins de L’Hexagone. Aussi sarcastique que dans les textes et accompagnés par les plus grands acteurs des élections françaises et des récents scandales, on se perd dans les visages du pouvoir, tant ils se ressemblent dans leur manière qu’à leur apparence. L’apothéose de cet album, c’est évidemment notre morceau coup de cœur depuis longtemps, Un pavé dans l’écran, dont nous avons déjà parlé mais qui mérite encore une fois le respect qu’on lui doit.

Oslo Tropique joue avec les maux dans ce premier album uppercut, qui vient ramener un peu de punk dans la scène rock française. C’est une agréable surprise après plusieurs écoutes et le projet que nous avions chroniqué il y a un an a beaucoup évolué tant dans les textes que dans la production. Avec des passages rappelant Frank Carter and the Rattlesnakes, ça ne rigolait déjà pas à l’époque et avec ce premier album, c’est clairement du sérieux. Véritable doigt d’honneur à l’actualité, aux médias et au marasme actuel, ce projet frappe au bon endroit, là ou ça fait mal. Entre les mains des robots, c’est un album dystopique qui nous rappelle à quel point la musique peut porter des messages lourds de sens, lourds de son et le tout en dix titres sans concessions.

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