Interview : Sam Russo

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Entre le folk et le punk, Sam Russo n’a pas su choisir. Derrière sa caméra et tout sourire, voici son interview.

On t’a découvert lors d’un show électrique au Brakrock qui a pourtant été marqué par une panne de courant… Tu as brillamment repris le show dans le bar d’à côté pour un final marquant ! Raconte nous cette mésaventure !

Je suis arrivé tôt le matin en Belgique et sans guitare car il est très compliqué de passer le douane avec un instrument sans devoir payer un tas de suppléments. Heureusement, j’avais un contact pour avoir une guitare pour le show mais celle-ci s’est révélée bien rouillée et pas au top de sa forme… Malgré un ultime changement, mon instrument m’a lâché au niveau du micro, j’ai donc logiquement choisi de continuer le show dans ce petit pub où la fête a repris de plein feu. C’était ma date préférée de cette tournée, il y a vraiment eu une très belle connexion avec le public. Et puis ce genre d’incident arrive parfois, c’est comme ça, the show must go on.

Pic by Maxime Dumont

Tu as donc trois albums avec notamment Greyhound Dreams qui est ton plus grand succès commercial, pourquoi ce projet est ressorti de ta discographie pour ton public ?

C’est vrai que c’est mon plus gros succès… La chanson Sometimes est dessus et Smalltown Shoes, deux chansons que les gens adorent en live et qui ont très bien tourné. Ce sont deux titres qui restent en tête, qui sont très forts en concert pour faire chanter le public et deux morceaux qui peuvent parler à tout le monde. Smalltown Shoes, c’est sur le fait de s’accepter par exemple, c’est quelque chose qui touche beaucoup de gens depuis la nuit de temps. Je pense donc que c’est logique que ça soit le projet favori de mon public. Ces deux chansons rentrent aussi dans le set assez facilement.

En parlant de ton set, étant seul sur scène, comment tu prépares tes concerts ?

Etant donné que je suis souvent l’artiste qui ouvre pour la tête d’affiche, j’essaye dans ce cas d’avoir des chansons assez énergiques pour pouvoir préparer le public au groupe d’après. En général je joue ce que j’ai envie dans le sens où je n’ai pas d’autres membres de groupe pour me donner leur avis. Pas de batteur pour me dire d’accélérer ou quoique ce soit, je gère le show comme je l’entends. Parfois c’est clair qu’il y a un peu de solitude mais c’est tellement facile de se rendre disponible pour des opportunités de concerts.

Pour le premier anniversaire de ton album Back To The Party, sorti juste avant la pandémie, tu as réenregistré les trois premiers singles sur un EP en groupe complet. As-tu apprécie cette formule ?

Refuse To Lose, c’est un EP vraiment à part qu’on a enregistré pour fêter dignement ce projet. C’est une très chouette collaboration que j’ai pu faire avec notamment Dan d’Alkaline Trio. Garth et Chris ont aussi été formidable dans cette aventure et ça fait du bien de redécouvrir mes morceaux acoustiques avec une grosse production… C’est vrai que parfois, sur scène, j’y pense.

Pic by Maxime Dumont

Pour un artiste solo avec une guitare, il est plus difficile d’arriver à se réinventer … Que peut-on espérer pour tes prochains projets ?

C’est une bonne question ! J’ai vraiment envie d’évoluer dans mon son et je pense que le prochain album sera plus introspectif. Je veux produire un album avec un gros mur de son, tout en gardant ma guitare. J’espère pouvoir y mélanger mon côté acoustique mais aussi y apporter une touche de groupe complet. Je travaille beaucoup sur le thème de la côte. Du fait d’être sur la brèche de l’humanité, c’est un projet dans lequel je veux challenger mes capacités de compositeur et de parolier.

Au niveau inspiration, où te situes-tu dans ce mélange folk-punk?

J’écoute énormément de musique et d’audiobooks … Parfois c’est le silence qui me donne l’inspiration mais à part ça il y a aussi The Lawrence Arms qui est un groupe qui m’inspire énormément au niveau de l’écriture… En général je prends simplement ce que j’aime, sans aucun plaisir coupable. Tant que c’est réel je le prends et je me promène avec un tas de playlists assez aléatoires où les genres se côtoient.

La question finale, qu’est-ce que tu aimerais avoir comme interaction avec un de tes fans après un show ?

Un gros câlin est le plus beau cadeau. Parfois ça représente plus que des mots surtout après tout ce qu’on a vécu… Même un high-five c’est parfait et en plus, j’aime parler de musique avec mon public. Pas nécessairement de la mienne mais étant donné que j’ouvre souvent pour des grands groupes, j’aime partager ce moment unique avec les gens qui apprécient ma musique !

Merci à Sam Russo pour ce beau moment, nous vous invitions à découvrir cet artiste touchant qui a sublimé le Brakrock par sa présence !

Pic by Maxime Dumont

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