Moodswing fait chavirer le Bozar

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Les dieux ont été invoqués au Bozar. Le quartet le plus excitant de l’histoire moderne du jazz se réunissait pour une réunion immanquable le temps d’une soirée. Une soirée événement pour Moodswing qui ne nous a pas laissés sans rien !

Le talent déborde de l’affiche et pourtant, il est 20h45 et les quatre musiciens sont bien là en chair et en os. Véritable médiathèque ambulante, Joshua Redman, Brad Mehldau, Christan McBride et Brian Blade viennent nous honorer de leur présence pour jouer leur discographie commune. Avec un public éclectique entre étudiants de conservatoire, curieux mélomanes ou encore vieux briscards du genre, le sold-out est de mise et la salle est chauffée à blanc pour accueillir le groupe, attendant eux-mêmes que le public soit prêt et bien installé, la classe !

Dès les premières notes, l’émotion est grande. Du dernier projet LongGone, représenté avec le mystifiant Disco Ears en passant par RoundAgain avec la mélancolie de Undertow, le groupe nous amène le Blue Note à la maison. Au vu du niveau de jeu, la technique est évidemment parfaite et quand elle est mise au service de la musicalité, le bonheur ne peut qu’augmenter. L’énergie est assurée avec le puissant Right Back Round Again pour redescendre doucement avec Floppy Diss. Alors que le groupe quitte doucement la scène sous une première standing ovation, nous somme surpris de la vitesse du set, déjà ? Seulement ?! Mais ça ne fait que… DEUX HEURES?! Emportés dans les gammes tordues des solos tous plus excentriques les uns que les autres, la notion du temps nous a soudainement échappé et nous voila prêts pour un rappel bien mérité sur le léger Silly Little Love Song, de quoi clôturer la soirée en douceur.

Dans les conditions exceptionnelles de la salle Henry Le Boeuf, nous sortons heureux d’avoir pu apprécier cette page d’histoire. Une ambiance décontractée, un son fantastique et un public qui n’hésite pas à souligner la beauté des solos déjantés des quatre gaillards, le sourire aux lèvres, à la limite de l’insulte. On aurait pu faire les difficiles en attendant plus de morceaux du premier projet, pierre angulaire du jazz moderne, mais qu’à cela ne tienne, nous sortons de la salle satisfaits.

Redécouvrir ce quartet et ces trois albums mythiques du jazz moderne était une expérience sensationnelle que nous vous recommandons vivement dès que la prochaine occasion se présente … Croisons les doigts !

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