Intrusion dans l’intimité d’Anti-Flag

Au lendemain de la sortie de son dernier album Lies They Tell Our Children, Anti-Flag a organisé une mini-tournée acoustique en Allemagne. L’occasion de redécouvrir ce groupe hyper engagé mais surtout hyper généreux.

Lorsqu’on pense Anti-Flag, on pense avant tout punk. On pense aussi politique. Mais cela rime-t-il vraiment avec acoustique ? On s’est posé la question et le concert de ce lundi au Zakk de Düsseldorf nous a permis d’y répondre : oui, punk et politique riment avec acoustique. C’est d’ailleurs un véritable moment suspendu que nous avons vécu, vissés sur nos chaises, dans une salle aux allures de Maison de jeunes.

Il aurait été difficile de faire plus intime. Au Zakk, une centaine de sièges étaient disposés devant une scène d’environ 2m sur 4, à peine surélevée. Une manière pour le public d’entrer en parfaite harmonie avec les invités du soir, Justin Sane et Chris #2. Les deux comparses n’ont d’ailleurs pas manqué de faire de ce set acoustique un moment privilégié et une opportunité unique de s’infiltrer dans leur quotidien, raconté au travers d’anecdotes permettant d’introduire les chansons suivantes.

Ce « bla-bla » n’a vraisemblablement pas plu à tout le monde (en témoigne ce téméraire qui, au moment des questions/réponses, a tout simplement demander aux musiciens de « parler moins et chanter plus »), mais ça, Anti-Flag s’en fout. « Ce qui est marrant avec Justin et moi, c’est qu’à chaque fois qu’on nous demande de faire quelque chose, on fait totalement l’inverse » s’est d’ailleurs amusé Chris #2. Entre VICTORY OF DEATH et Brandeburg Gate, on apprend que la tournée de 2008 avec Die Toten Hosen leur a été révélatrice. « On peut être gentil et ultra célèbre« , résume Chris. A l’inverse de Rage Against the Machine, qui, à l’époque, sentait déjà l’oignon et n’a pas vraiment permis aux natifs de Pittsburgh de confirmer ce constat…

Entre le concert et la conférence de presse, ce passage au Zakk nous a en tout cas surpris et enchantés. Des titres comme Die For The Government et Power to the peaceful, repris en coeur par le public, ont également permis aux plus jeunes de s’exprimer sur les difficultés qu’ils éprouvent jour après jour : transidentité, dépression, homophobie, racisme… tant de thèmes qui rassemblent, et qu’Anti-Flag place au centre de sa réflexion. Parce qu’Anti-Flag ce n’est pas seulement de la musique, c’est un message, à la fois optimiste et plein de colère, qu’on a pu toucher au plus près ce lundi à Düsseldorf.

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