TW Classic: hier is da feestje !

Après un Rock Werchter bouillant la semaine dernière, à peine le temps pour la plaine de respirer que les hostilités reprenaient ce samedi 14 juillet pour le traditionnel TW Classic. En haut de l’affiche, nous retrouvions The National, Kraftwerk et Editors. Retour sur une journée ensoleillée riche en musique !

Lorsque nous arrivons sur la plaine brabançonne, les techniciens sont en train de préparer la scène pour Richard Aschcroft. Si ce nom ne vous dit rien, vous dire qu’il s’agit du leader du groupe anglais The Verve devrait vous en dire plus ! Un concert qui sonnera donc très britpop entre compos personnelles et reprises de The Verve dont l’incontournable « Bittersweet symphony » en clôture. Un agréable moment pour débuter notre journée.

C’était sans compter sur le groupe suivant : Nathaniel Rateliff and The Night Sweats. Tout droit venus de Denver, les gaillards ont littéralement mis le feu à la grande scène ! Prenez un groupe de rock « de base », rajoutez des cuivres, terminez par une voix incroyable et vous obtiendrez un concert de rock’n’roll pur et dur comme on en voit que trop rarement de nos jours. Pendant une heure, le groupe américain a déchaîné les festivaliers sous un soleil de plomb. On espère vivement les revoir dans notre beau pays !

Alors que les Diables Rouges venaient tout juste de s’imposer et de remporter la troisième place de la Coupe du Monde, le groupe suivant (et non des moindres) montait sur la scène : dEUS ! Le drapeau noir-jaune-rouge fièrement porté par le violoniste, Tom Barman et ses musiciens ont assuré la fête du début à la fin. Mais peut-on parler de fin ? Après avoir enchaîné un joli best-of de leur carrière, ils ont entamé « Suds & soda » rapidement avorté par le staff pour cause de timing. La formation belge a donc dû, dans la seconde, s’interrompre et quitter la scène. Pour la première et dernière fois de la journée, le public a fait entendre ses huées aux organisateurs… La frustration était plus que palpable sur la plaine.

Arrive ensuite la première des trois têtes d’affiche : The National. Emmené par un Matt Berninger dans une forme olympique, le groupe américain a, une fois encore, servi un concert resplendissant. Piochant dans leurs anciens albums ou dans leur dernière galette « Sleep well beast », la formation a réussi à convaincre la plaine. Même si leur musique se fait très « chill », le chanteur à lunettes peut souvent se faire punk en n’hésitant pas à balancer ses gobelets dans la foule, balançant son micro au sol ou donnant un low-kick à son baffle de retour qui n’en demandait pas tant. Beaucoup s’accordent à dire que les Américains peuvent faire encore mieux mais avec ce niveau, on était déjà très heureux du résultat.

Grande-première pour l’avant-dernier concert de ce mini festival : un concert en 3D avec Kraftwerk. Avec des lunettes floquées au nom du quatuor offertes à l’entrée, le public était impatient de découvrir le résultat de ce show très attendu. Malheureusement, ce concert a seulement fait l’effet d’une sorte de montagne russe. Les quatre DJ’s allemands ont offert un set qui peinait régulièrement à décoller entre classiques et titres plus récents. Concernant le show en trois dimensions, certains aspects sont assez efficaces mais on se dit que l’effet global serait plus intéressant à voir en salle qu’en extérieur puisque dans l’ensemble, ça n’apportait pas de réelle plus-value au concert.

Dernier concert, et non des moindres, Editors ! Grands habitués de la plaine de Werchter (on se rapproche de la dixième participation quand-même), les Britanniques étaient très attendus pour cette date belge et la présentation live de leur dernier album « Violence ». Le moins que l’on puisse dire, ce que nous n’avons pas été déçus de la performance ! Alors que leur dernier opus nous avait un peu déçus, les titres proposés prennent toute leur ampleur en concert comme « Cold » ou « Nothingness ». Les titres plus anciens ont également été mis à l’honneur avec toujours autant de force et d’émotion. Tom Smith a réussi à se mettre le public en poche même si certains échos qui nous sont parvenus regrettaient un chanteur trop maniéré. Avec une mise en scène imparable alternant pyrotechnie et canons à serpentins, le groupe a parfaitement assumé sa place de headliner pendant 1h30, clôturant le show par une superbe version guitare/voix de « No sound but the wind ». Editors est un groupe taillé pour le live, la scène leur permettant de faire exploser tout leur univers aussi mystérieux soit-il.

Dankjewel TW Classic en zie je volgend jaar !

Pic by Rahi Rezvani
Pic by Rahi Rezvani

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