The Black Keys : leçon de blues

L’arrivée d’un album des Black Keys, c’est toujours un événement car depuis près de vingt ans, leur rock bien gras caresse nos tympans. Que vaut donc ce Delta Kream, condensé de reprises de standard de blues ? On vous dit tout dans cette chronique !

Durant deux après-midi, Patrick Carney est venu s’installer dans les studios Easy Eye Sound de son complice Dan Auerbach. Un album de covers ce n’est jamais facile car souvent les artistes ont tendance à aller dans la facilité et ne jouer que des hits. Ici, c’est tout le contraire car les deux « Brothers » ont été fouillés dans les limbes de l’histoire du blues. Qui d’autres pourraient reprendre du John Lee Hooker (Crawling Kingsnake) ou même le Louise de Fred McDowell sans en détruire ses racines ?

Pour ce faire, ils se sont entourés des vieux briscards Eric Deaton à la basse et Kenny Brown à la guitare électrique pour rajouter un peu plus d’intensité. L’effet est immédiat : ça slide, ça jamme, ça groove comme jamais pour des titres qui s’enchainent comme les pages d’une lettre d’amour à une pléiade d’artistes qui leur ont donné l’envie de se lancer dans la musique dont R. L. Burnside et David Kimbrough (dignes représentants de la mouvance Mississippi hill country blues). Vous avez envie de danser ? Ecoutez l’endiablé Poor Boy a Long Way From Home. Vous avez envie de voyager ? Ecoutez la merveilleuse balade Going Down South. Vous avez envie de pleurer ? Branchez la dernière piste Come on and Go with me ! Les Black Keys frappent très fort avec un ensemble très homogène qui vont ravir les fans de la première heure et, sans aucun doute, attirer de nouveaux fans. Non, le blues n’est pas une musique de vieux et cet opus en est la preuve directe, un authentique hommage.

Delta Kream est vraiment un disque parfait qui maintient l’âme du blues à son paroxysme. Une partition envoûtante qui ne peut laisser personne indiffèrent et donne envie à chaque écoute de se retrouver dans les vapeurs brumeuses d’un bar au fin fond du Tennessee pour y ressentir la simplicité et l’ivresse du blues. Tavernier, un whiskey s’il vous plait !

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