Le Paris gagnant des Cowboys Fringants

Après une longue trève automnale et hivernale, nous voici de retour, prêts à abreuver nos oreilles d’un doux flot musical. Pour ce come-back, on a décidé de frapper fort puisque nous sommes allés de l’autre côté de la frontière pour applaudir Les Cowboys Fringants à l’Accor Hôtel Arena (comprenez Paris-Bercy) ce 19 février. Retour sur une soirée où passion a véritablement rimé avec émotions.

Alors que notre ô Belgique ô mère chérie vient de passer timidement en code orange (et entre nous, on ne capte pas toutes les règles), Jean la teuf Castex vient d’annoncer la levée des mesures dans le monde événementiel en France, adieu les jauges, les distanciations et le masque obligatoire, retour à des concerts « comme avant » et ce n’est pas la Heineken à 10 balles qui aura gâché notre fête.

Bref, c’est Marie-Annick Lépine, violoniste du groupe québécois, qui ouvrait le bal avec cinq morceaux issus de son dernier album Entre Beaurivage et l’Ange-Gardien. Un chouette moment pour lancer une soirée avec l’apparition en fin de set de Karl Tremblay, chanteur du groupe tant attendu.

C’est sur le coup de 20h45 que l’euphorie a pris une nouvelle dimension lorsque le groupe au grand complet a entonné Les maisons toutes pareilles, morceau issu de l’album Les antipodes qu’ils étaient venus défendre et sorti en… 2019 (le covid, ça vous dit quequ’chose ?) C’était donc parti pour pas moins de deux heures de set absolument fantastiques oscillant nouveaux et anciens tubes. On passe ainsi de Ti-cul à Ici-bas (jouée pour la première fois en Europe) pour revenir ensuite à Plus rien et son final grandiose. Le climax de la soirée, ce sera bien évidemment Les étoiles filantes durant le premier rappel et les avions en papier lancés dans les airs par un public chauffé à bloc.

Ce n’est plus à prouver, Les Cowboys Fringants, c’est un groupe fédérateur, généreux, talentueux, touchant dont la réputation n’est plus à prouver après 25 ans de carrière. L’envie de se prendre bras-dessus bras-dessous s’installe rapidement, comme une sorte de transe collective proposée par des artistes d’une grande qualité. Mention particulière au Docteur Jérôme Dupras qui mériterait amplement un doctorat en ambianceur public et crowdsurfing tant il harangue la foule avec conviction (et cette dernière le lui rend bien).

Quelques larmes ont coulé sur nos joues ce soir mais pour la première fois depuis longtemps, la culture nous faisait pleurer de joie. Les Cowboys ont tout donné et nous ont rappelé « qu’au fond, la vie est pas si pire »…

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