Vianney: intime et brûlant

C’est sur un petit coup de tête que nous avons décidé, il y a quelques jours, de nous rendre à Forest National ce 1er mars pour aller applaudir, non sans quelques aprioris, le jeune Vianney. Retour sur cette soirée où la chanson française était à l’honneur !

Un de nos gros aprioris, c’était le choix de Forest National pour cette tournée où Vianney se produit seul avec sa guitare. Ambiance intimiste devant 8400 personnes ? Difficile à imaginer mais… Pour la première partie, nous avons eu droit à Foé, jeune chanteur à mi-chemin entre les textes de Gainsbourg et la voix de Slimane. Moment séduisant alternant la douceur du piano et la force d’un pad électro, le temps s’est quelque peu suspendu pendant une petite demi-heure.

Pic by CYRIL MOREAU / BESTIMAGE
Pic by CYRIL MOREAU / BESTIMAGE

Mais la star de la soirée s’est pointée vers 20h50 sur cette grande scène avec sa guitare alto au bout des doigts et c’est dès cet instant que nous avons compris que nous allions vivre un instant magique ! « Sans le dire » entamait le set et déjà, le chanteur a un sourire énorme collé aux lèvres, le public est chaud bouillant et chante avec le jeune homme bref, en quelques secondes à peine, le public est conquis, Vianney aussi. Lorsqu’il s’adresse pour la première fois au public, c’est tout d’abord pour s’excuser de son retard (5-10 minutes, tout au plus) et remercier le public belge pour son accueil incroyable (le meilleur public du monde selon ses dires). Humilité et simplicité, ce sont très probablement les deux mots qui résument le mieux ce concert. A 27 ans depuis quelques jours, la nouvelle idole des jeunes a compris qu’on pouvait être grand par le talent et petit sans son public et il lui rend bien en interagissant régulièrement avec les fans, en les remerciant encore et encore et c’est ce qui fait la force de ce gaillard : être conscient de comment il en est là aujourd’hui.

Durant deux heures, nous aurons eu droit à un set tantôt touchant avec des titres comme « J’m’en fous », « Le fils à papa » ou le superbe « Je m’en vais », tantôt plus léger avec les tubes « Moi aimer toi » et, quoi qu’on en dise, l’incontournable « Pas là ». Musicalement, le chanteur est un virtuose de la guitare (dont il massacre les cordes) et avec sa pédale loop, ça prend encore une autre dimension. On se serait crus à la croisée des mondes d’Ed Sheeran et de Passenger mais en version française. Pour agrémenter le tout, l’artiste avait misé sur un décor sobre, tout en lumières tamisées, avec un fond de scène penché du plus bel effet et deux petites avancées de scène sur les côtés pour lui permettre de venir au plus près de son public. Humilité, simplicité, efficacité.

C’est finalement ému et après deux rappels que Vianney s’en est allé et que les lumières de Forest National, devenue intimiste et brûlante, se sont rallumées nous laissant des étoiles plein les yeux et des douces mélodies plein les oreilles. En à peine quelques instants, tous nos aprioris ont disparu et on espère sincèrement recroiser sa route. Rendez-vous aux Francofolies de spa ?

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